Un chiffre sec : 58 % des Français redoutent de manquer d’argent au moment de la retraite, selon le dernier sondage Ifop. Pourtant, la plupart s’accordent sur un point : s’y préparer reste une aventure semée d’incertitudes, où les conseils des experts financiers font souvent la différence.
Épargner dès que possible
Ce que les spécialistes répètent avec insistance : chaque mois compte, alors il vaut mieux s’y prendre tôt. Commencer à 30 ans, même avec une somme modeste, permet de profiter sur la durée de la puissance des intérêts composés. Au fil des décennies, le capital grossit discrètement mais sûrement. Les contrats d’assurance-vie figurent parmi les solutions les plus appréciées pour construire une réserve financière, tout en profitant d’un rendement régulier à long terme.
Reporter le début de l’épargne pousse souvent à prendre plus de risques pour tenter de compenser le retard, ce qui peut clairement se retourner contre soi en cas de mauvaise conjoncture. À l’inverse, mettre les voiles assez tôt autorise plus de prudence : on peut viser la stabilité, réduire l’exposition aux turbulences du marché et garder l’esprit plus léger. Les profils prudents optent pour des assurances-vie sécurisées, qui maintiennent un rendement sans exposer le patrimoine aux montagnes russes boursières. Résultat ? Une retraite mieux préparée et moins d’inquiétude quant au niveau de vie quand il sera temps de raccrocher.
Une épargne suivie, c’est aussi la clé pour continuer à réaliser ses envies : grands voyages, plaisirs simples ou soutien aux proches, rien n’est mis de côté lorsque l’approche a été anticipée.
Profiter des plans d’épargne-retraite
Plusieurs dispositifs ont été pensés pour permettre à chacun de se constituer, à son rythme, un complément de revenus futur : PERP, PERCO, contrat Madelin… Pratiqués en France depuis des années, ces outils permettent de se bâtir un pécule tout en réduisant le montant de l’impôt à payer grâce à la déductibilité des versements.
L’un de leurs atouts : la fiscalité sur les sommes placées peut être reportée jusqu’à la retraite, au moment où le taux d’imposition est souvent plus bas. Ces plans présentent des formules variées, parfois très flexibles, qui s’adaptent à chacun : certains optent pour la prudence, d’autres préfèrent maximiser les performances. Il existe même des PER associés à des contrats d’assurance-vie, histoire de sécuriser son effort d’épargne tout en s’offrant la possibilité de meilleurs rendements. Le principe : accumuler, à son rythme, un revenu futur avec un cadre fiscal qui soutient les efforts fournis.
Diversifier ses placements
Ne jamais concentrer tous ses investissements au même endroit, voilà une leçon simple mais vite oubliée. Pour limiter les mauvaises surprises si l’un des secteurs s’effondre, mieux vaut diversifier son épargne. Voici quelques véhicules à envisager quand il s’agit de disperser les risques :
- Les actions, synonymes de potentiel de rendement élevé, impliquent aussi plus de fluctuations
- Les obligations rassurent par leur stabilité, même si les gains sont souvent plus mesurés
- L’immobilier séduit pour sa capacité à générer des revenus réguliers, tout en conservant sa valeur sur le long terme
Cet équilibre donne aux épargnants une vraie marge de manœuvre : lors des chutes de la Bourse, ceux qui possèdent des biens immobiliers ou des obligations bien choisies traversent la tempête sans trop de dégâts là où un portefeuille axé uniquement sur les actions peut vite se retrouver en difficulté.
Préparer sa retraite ne se résume jamais à aligner des chiffres dans un tableur. C’est tracer les contours d’une liberté à venir. Prendre quelques décisions lucides aujourd’hui, c’est ouvrir la voie à un futur où l’on regrette rarement d’avoir pris le temps de planifier. Qui, les dix prochaines années passées, pourra dire que l’effort n’en valait pas la peine ?

