La Chine n’a pas attendu le feu vert des oracles pour dépasser les États-Unis au décompte brut des milliardaires en 2024, selon le dernier rapport du Hurun Global Rich List. Malgré ce renversement numérique, les fortunes américaines maintiennent une avance incontestable en richesse totale.
Derrière les grandes puissances économiques, certains pays surprennent : ils affichent plus de milliardaires par habitant que leurs rivaux, alors même que leur économie pèse moins lourd sur la balance mondiale. Les méthodes de classement ne racontent jamais tout à fait la même histoire. Certains privilégient la résidence fiscale, d’autres la nationalité ou le pays principal d’activité. Ce détail, loin d’être anodin, bouleverse la hiérarchie des grandes fortunes d’un pays à l’autre.
Comprendre les critères derrière le classement des pays les plus riches et des milliardaires
Le classement mondial des fortunes ne se réduit pas à une course au nombre. Derrière les chiffres, une mosaïque d’indicateurs dessine le portrait contrasté des grandes puissances. Pays plus riches, PIB, PIB par habitant, niveau de vie, indice de développement humain (IDH) : chaque donnée met en lumière une facette des disparités de richesse.
La logique change selon l’arbitre. Forbes mise tout sur le patrimoine individuel, tandis que d’autres organismes déplacent le curseur sur la résidence ou la nationalité. Ce jeu de chaises musicales influe directement sur le classement pays plus : un entrepreneur chinois installé à Singapour ne sera pas toujours comptabilisé de la même façon.
| Indicateur | Ce qu’il mesure |
|---|---|
| PIB | Production globale de richesses d’un pays |
| PIB par habitant | Moyenne des richesses créées par chaque citoyen |
| Nombre de milliardaires | Individu disposant d’au moins un milliard de dollars |
| IDH | Indicateur composite du niveau de vie, d’éducation et d’espérance de vie |
Le regard posé sur les plus riches dans le monde varie selon l’indicateur choisi. Un pays peut aligner un PIB spectaculaire, sans pour autant garantir à sa population un niveau de vie comparable à celui des pays nordiques. Une croissance forte du PIB ne rime pas toujours avec une explosion du nombre de milliardaires. Les économies de services, la densité des infrastructures, ou l’excellence des systèmes éducatifs : tous ces éléments nourrissent, ou non, la fabrique des grandes fortunes.
Quels pays domineront le classement mondial des fortunes en 2025 ?
L’échiquier du pays le plus de milliardaires en 2025 se joue à quelques pièces près. Les États-Unis gardent une solide avance, portés par la puissance de la Silicon Valley et l’énergie de leurs géants technologiques. Les trajectoires d’Elon Musk ou Larry Ellison offrent une illustration parfaite de cette dynamique. Le secteur de la tech continue de hisser le classement mondial des fortunes vers de nouveaux sommets.
La Chine poursuit sa course, multipliant les nouveaux riches dans la tech et l’immobilier. Pourtant, la régulation plus stricte et l’incertitude des marchés ralentissent le rythme. Le duel sino-américain façonne chaque année le classement pays plus, la Chine et les États-Unis serrant de plus en plus l’écart en nombre de milliardaires.
Sur le Vieux Continent, l’Europe conserve son rang, mais reste à distance sur l’échelle du nombre de fortunes au-delà du milliard. France, Allemagne, Royaume-Uni : ces places fortes demeurent attractives, mais voient leur poids relatif s’éroder face à la montée asiatique. Le Canada trace son chemin, dopé par la finance et les matières premières, sans pour autant menacer les deux géants.
Voici les tendances qui ressortent pour les principales régions :
- États-Unis : domination mondiale, secteurs variés à l’origine des fortunes
- Chine : progression rapide, mais instabilité réglementaire
- Europe : place solide, mais rythme de croissance plus lent pour les nouvelles fortunes
La répartition des milliardaires en 2025 dépendra de facteurs comme l’évolution du PIB, l’innovation, la fiscalité et la stabilité politique. Le riches dans le monde classement reste en mouvement, porté par les bouleversements économiques à l’échelle globale.
Focus sur le top 10 : répartition des milliardaires par pays et évolution récente
À travers le classement milliardaires Forbes, se dessine une géographie mouvante des grandes fortunes, sensible aux cycles économiques, à l’innovation et aux choix politiques. Les États-Unis tiennent la tête du peloton, concentrant à eux seuls près d’un tiers des milliardaires mondiaux. Leur écosystème, mêlant technologie, finance et santé, continue d’attirer capitaux et talents. Les parcours d’Elon Musk ou Larry Ellison incarnent ce leadership.
La Chine suit, même si la cadence ralentit à cause de nouvelles règles et d’une volatilité accrue. Si l’immobilier et le commerce en ligne ont longtemps occupé la première place, la technologie verte et les services numériques prennent désormais le relais. L’écart avec les États-Unis demeure, mais le dynamisme reste visible.
L’Inde s’impose en troisième position. Sa croissance vigoureuse et la montée de sa tech propulsent de nouveaux visages dans le cercle fermé des milliardaires. Les suivants ? Allemagne, Royaume-Uni, France et Canada. Les économies européennes s’appuient sur la diversité de leurs secteurs, mais le rythme de création de nouvelles fortunes reste contenu. Leur niveau de vie élevé et une stabilité à toute épreuve protègent toutefois ces richesses des à-coups majeurs.
Voici les ordres de grandeur qui structurent ce top 10 :
- États-Unis : près de 800 milliardaires
- Chine : autour de 500
- Inde : plus de 170
- Allemagne, Royaume-Uni, France : entre 40 et 140
- Canada : une trentaine
La concentration des milliardaires dans le monde au sein de ce top 10 reflète la force de leurs marchés nationaux et leur capacité d’innovation. Rien n’est figé : chaque année vient redistribuer les cartes, sous l’effet des évolutions sectorielles et des stratégies de transmission patrimoniale.
Les dynamiques économiques et sociales qui expliquent la concentration des grandes fortunes
La concentration des grandes fortunes ne relève pas du hasard. Elle résulte d’un faisceau de facteurs, économiques bien sûr, mais également sociaux. Un PIB par habitant élevé constitue souvent un socle solide. Les pays qui dominent le classement mondial des fortunes, États-Unis, Chine, Inde, grandes nations européennes, se rejoignent sur un point : leur capacité à produire, puis à redistribuer, la richesse à grande échelle.
Le niveau de vie et la qualité des infrastructures servent de tremplin. En France, en Allemagne ou au Luxembourg, des indicateurs sociaux robustes, un service public performant et l’accès à l’innovation forment un terreau fertile pour les entrepreneurs et investisseurs. La stabilité institutionnelle, associée à un IDH élevé, créé un climat favorable à l’accumulation de capital.
Dans d’autres zones, la nature des ressources naturelles façonne la fortune. L’Arabie saoudite, longtemps portée par le pétrole, parie désormais sur la technologie et les services afin d’assurer son avenir. Cette diversification, également en marche au Canada, modifie la répartition des grandes fortunes.
Trois leviers ressortent : la progression rapide du PIB, la mutation vers les services et la technologie, et un contexte social qui stimule l’audace entrepreneuriale. Ces dynamiques font éclore chaque année de nouveaux visages fortunés, redessinant sans cesse le classement des richesses mondiales.
Demain, la carte des fortunes mondiales pourrait bien surprendre, portée par de nouveaux acteurs, de nouveaux secteurs, et des trajectoires encore inimaginables aujourd’hui.


